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Que faire en attendant la réponse des éditeurs ?

Publié le par Joanne

Que faire en attendant la réponse des éditeurs ?

AH, en voilà une question qu'elle est bonne !

Non parce qu'une fois qu'on a écrit un premier jet, qu'on a essuyé la bave qui pendouille au coin de ses lèvres, qu'on a relu et corrigé son manuscrit, qu'on a cherché avec la minutie d'un agent du FBI, plusieurs éditeurs susceptibles de kiffer notre bouse, qu'on s'est fait chier à la COREP pour l'imprimer et qu'on a balancé moult euros à la Poste pour l'envoyer, ben on se retrouve un peu sur le gras des fesses...

Et c'est normal.

Que faire pendant la longue (non mais vraiment LONGUE) période d'attente ?

Option 1 : devenir zinzin.

J'ai testé pour vous cette méthode : j'ai torturé mes cheveux, je me suis entichée de lithothérapie, de pensée créatrice, j'ai grossi, entamé un régime, j'ai fait connaissance avec la télé-réalité et j'ai abîmé la pulpe de mes doigts au fil de mes clics hystérico-répétitifs sur la touche "Actualiser" de ma messagerie. Pas très pertinent.

Option 2 : avoir des projets.

Quand la folie est passée, j'ai décidé de me remettre au travail. De ne pas me laisser faner tel le muguet que l'on m'offrait au moment de mes envois aux éditeurs. J'ai donc entamé un nouveau manuscrit. Dans l'attente d'un éventuel accouchement du projet précédent, rien de tel pour éviter la déprime, que d'en commencer un nouveau.

Option 3 : continuer à vivre.

Et ça, ça passe par le SHOWBIZ(Tu peux suivre le mien, à ta droite). Pour éviter de s'installer dans un état d'esprit de blocage, pourquoi ne pas continuer à contacter les médias, faire la promo de ses anciens bouquins, voir du monde, se bouger, etc... ?

On en oublierait presque sa condition d'écrivain névrosé.

Option 4 : aller de l'avant.

Pendant ces semaines, ces mois, parfois ces années d'incertitude où l'on croit que tout se joue, il est bon de fourrer son nez dans son manuscrit, à nouveau. De le corriger encore, de le peaufiner. Ensuite, on l'envoie à d'autres éditeurs (ça rassure, car quand on reçoit des refus, on se dit qu'on s'en fout : on a fait pleins d'autres envois) et le cycle continue jusqu'à un dénouement heureux.

Bien évidemment, ces conseils ne pourront qu'alléger l'angoisse ressentie, et s'ils ne sont pas pertinents, c'est que je suis EN PLEIN DEDANS, moi, de cette angoisse.

Alors je vais clore cet article et aller chatouiller mes pierres porte bonheur.

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