PLS

Publié le 21 Janvier 2020

Là, on est le 2 février 2019.

Je reviens d'une conférence à Arthaud, où j'ai gagné un prix pour Marquise. Lundi, je relis et valide le BAT de Désaccordée. Mais je n'ai plus qu'une chose en tête. Ce nouveau projet. J'ai toujours eu envie de raconter une histoire sur une soirée d'Halloween qui dégénérerait. Et je l'ai même fait en 2015 : manuscrit pas viable. Ça arrive, parfois. Nuance aujourd'hui, j'ai ce qu'il manquait pour en faire quelque chose de bien. Et une seule obsession qui brûle. L'écrire. Là.

EDIT du 06/02/2019 : donc on met Lil Peep à fond, et on se lance.

EDIT du 13/02/2019 : apparemment, j’ai écrit un roman en 6 jours. Ce texte a fait irruption dans mon quotidien et m’a terrassée. D’ailleurs, avec la fin, j’ai un peu ri et pleuré en même temps. J’ignore si c’est parce que je suis fière, triste, ou à cause de la mort de Lil Peep...

EDIT du 15/02/2019 : décidément, ce roman bouscule tout. Hier, je me suis fait tatouer. Aujourd'hui, après l'avoir relu, je le soumets dans la foulée à Actes Sud Junior. J'ai jamais fait ça, envoyer un premier jet à un éditeur. Aussi tôt. Mais je ne sais pas, je le sens. 

EDIT du 06/03/2019 : et il faut croire que j'ai bien fait. Après une conversation téléphonique avec François Martin, je peux vous l'annoncer : ON SIGNE ! C'est pour 2020, et ça va être cool !

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EDIT du 06/05/2019 : réception et signature du contrat, après avoir peaufiné une V2.

EDIT du 13/06/2019 : annotations de l'éditeur.

EDIT du 09/08/2019 : par une journée caniculaire, le retour de la correctrice. Comme toujours avec ce texte, une session d'une journée, qui me laisse triste, flottante, genre nuage automnal. 

EDIT du 27/08/2019 : en vacances en Bretagne, je découvre les propositions de couverture. C'est dur. C'est dur parce que chaque image est parfaite. 

EDIT du 26/09/2019 : oh, les jolies épreuves papier parties teaser les libraires...

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– T’es en train de mater mes boobs ?
Je pourrais mentir.
– De ouf.
Je mens jamais.
Elle s’approche, prend ma clope et la balance sur les dalles. Nos doigts se sont effleurés, ça vaut bien le sacrifice d’une cigarette.

Soirée déguisée. Sacha navigue chez lui entre sa sœur jumelle, la fille dont il est amoureux et ses amis. De pièce en pièce, il traîne sa mélancolie et noie ses démons dans les volutes de fumée et les vapeurs d’alcool. Jeux de regards, frottements des corps, plaisirs furtifs, assauts repoussés… Le temps s’égrène, se dilue. Lui avec. Bad trip ? Et si une lumière brillait quand même au bout de la nuit ? Un roman noir, au verbe vif et cru, qui sonde les solitudes adolescentes, les fêlures de chacun, mais fait aussi entendre l’urgence d’aimer et d’être aimé.

Et donc ésthétiquement, on part là-dessus :

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EDIT du 21/01/2020 : hier, j'ai reçu mes ex. DAMN BOY. Toujours cette excitation fébrile, mal au bide, joie hystérique, et foutre le nez dans les pages pour humer cette odeur de fourniture neuve. Mon cœur bat fort, jusque dans mes tempes. Personne n'est prêt, même pas moi.

PLS

EDIT du 05/02/2020 : c'est AUJOURD'HUI !

EDIT du 20/02/2020 : les premiers chiffres de vente sont tombés hier, vous êtes FOUS.

EDIT du 27/03/2020 : contexte oblige, un petit concours qui s'articule comme suit.

"Bonjour les confinés 💗
Avouons-le, c’est pas jouasse ces temps-ci. Le mois dernier (dans une autre vie) j’avais imaginé un projet pour vous : un concours d’écriture autour de PLS. J’ai très envie de vous le proposer aujourd’hui, histoire qu’on rédige autre chose que des statuts vénères. PLS est un huis clos qui explore les thèmes de la solitude, de l’anxiété et de la sexualité. Le soir d’Halloween, Sacha et sa jumelle donnent une fête chez eux. On suit le jeune homme de pièce en pièce, entre flirts, alcools et volutes de fumée. Jusqu’à l’arrivée d’Elle, la fille dont il est amoureux.

Dans mon dos, quelqu’un ouvre la baie vitrée. Borborygme de musique, et le silence à nouveau.
– Sacha.
Oh putain. J’ai des fourmis dans les orteils, dans les doigts. Est-ce que j’ai d’abord reconnu sa voix ou son parfum ? Elle porte Womanity, de Thierry Mugler. Figue et caviar dans un flacon rose et argenté super étrange. On avait séché pour aller à Sephora. Période des soldes d’hiver. C’est dire l’influence qu’a cette fille sur moi. Je me retourne. Bordel, j’ai l’impression que je vais dégueuler, mais à l’envers. Quelque chose me pénètre, inonde ma trachée, mes organes les uns après les autres. Elle est… Je ne sais pas si c’est à cause des yeux bruns, un peu rouges. À cause des cheveux qui ressemblent à du chocolat fondu. Ou à cause de cet aspect menu et bombé, quasi insolent, qui revient sur plusieurs endroits de son anatomie : les pommettes, les genoux, les épaules. Y a un truc prêt à bondir. C’est la façon qu’ont ses mèches de reposer sur ses seins. Ses seins de respirer en même temps que sa bouche.
– T’es en train de mater mes boobs ?
Je pourrais mentir.
– De ouf.
Je mens jamais. Elle s’approche, prend ma clope et la balance sur les dalles. Nos doigts se sont effleurés, ça vaut bien le sacrifice d’une cigarette. 

À votre tour d’écrire…
En 2000 signes, racontez ce moment si particulier où deux personnes attirées l’une par l’autre se retrouvent face à face. Envoyez vos textes à l’adresse suivante : concours.pls@outlook.fr, du 1er avril au 1er mai. Je sélectionnerai trois vainqueurs parmi les participants, annoncés le 3 mai, qui recevront chacun un exemplaire dédicacé et parfumé de PLS.
À vos claviers."

PLS

And the winners are... Anaïs Montagner, Marion Robe, Thomas Curatolo 🎉

EDIT du 08/04/2020 : ça vous dit un bonbon pour les oreilles ?

Rédigé par Joanne

Publié dans #Mon parcours

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