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Sagesse et Joyeuseries (genre)

Publié le par Joanne

La fin de l'année approche, les bilans introspectifs et les statuts facebook truffés de bonnes résolutions aussi. En général, c'est l'occase de se moquer un peu (beaucoup) d'autrui, surtout quand on a la tronche de bois à cause du 31. Ouais, mais bizarrement, cette année, j'ai envie de m'y mettre. Sûrement que la crise des 25 ans y est pour quelque chose. Alors sans plus tarder, allons-y. Et façon horoscope SIOUPLÉ (comme ça j'aurais une deuxième raison de me moquer de cet article après le 31) :

(Qui ressemblera à ça, au moins)

(Qui ressemblera à ça, au moins)

SANTÉ, BEAUTÉ :

Bon, l'avantage des 25 piges, c'est quand même que physiquement, on s'est trouvé. La crise d'ado est loin derrière, les différents looks qui l'ont jalonnée aussi, et c'est tant mieux. En mode quart de siècle, je crois surtout que les filles renoncent aux idéaux inaccessibles qu'elles se fixaient plus jeune (ressembler à Gisele Bündchen). Et aux horreurs qu'elle s'imposaient pour y arriver (manger des carottes à tous les repas pour ressembler à Gisele Bündchen). En tous cas, moi aujourd'hui, j'm'en tamponne le coquillard. J'ai mes complexes, comme tout le monde, mais ils ne me pourrissent plus la vie. Parce que j'ai accepté de ressembler à Joanne, plutôt qu'à Gisele. Et c'est tant mieux. Plus d'acceptation, donc, mais y'a quand même un point noir (et l'adolescence m'en a laissé une tripotée sur les arrêtes du nez, mais ça). On aime son corps, seulement, il ne nous le rend plus tous les jours : fini la cuite du samedi, successive à celle du vendredi, et le dimanche-on-s'en-reboit-une. Maintenant, quand t'as bu le vendredi (et encore, quelques verres de vin, on est loin des mélanges shooters de chartreuse/bières/vodka faise chimique de l'époque) faut plus te parler jusqu'au lundi. 

Et oui : tu aimes toujours autant l'alcool, mais lui, il ne t'aime plus.

Bon et puis... quand on sourit, la peau reste un peu pliée au niveau des yeux. En forme de ridules. Idem pour le front quand on hausse les sourcils. On a mal à la tête quand on fume trop (du coup, on tente d'arrêter). On essaie de prendre soin de ses cheveux au lieu de faire des couleurs excentriques et des coiffures loufoques. On a plus la même énergie que quand on était à la fac. Plus les mêmes fesses, non plus. Mais en parlant de fesses, tiens, on assume pas trop mal les siennes (mieux qu'à la fac, ironie du sort). Et c'est les hommes qui voient la différence. Surtout au plumard.

Sagesse et Joyeuseries (genre)

TRAVAIL, FINANCE :

Pour cette catégorie, les 25 balais, c'est un peu "ça passe ou ça casse". Soit on vient d'être diplomé d'un M2, soit on vient de réaliser, après 245 ans d'études, qu'on s'est planté de vocation. Que la sociologie environnementale du lama roux, ça nous branche pas. On est plus sexualité de la truite albinos, finalement. Et il est temps de tout foutre en l'air pour commencer autre chose. Pas facile, mais mieux vaut tard que jamais. Et 25 ans, c'est pas tard. T'façon, il est jamais trop tard pour prendre les commandes de sa vie. Changer de direction et en trouver une qui nous convient d'avantage. Pour ma part, le virage s'est fait en 2012 (à cause des Mayas, j'suis sûre). J'ai lâché de brillantes (LOL) études de psycho pour être auteur. Et depuis quelques semaines, j'ai décroché le gros lot. Bon, faut pas croire : j'en ai mangé du caca pour en arriver là (des tonnes), mais le jeu en vaut la chandelle. Puis comme l'a dit Confucius : "Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie". ET OUI, ça fait toujours son petit effet les citations, pas vrai ?

Après, vivre de sa passion, c'est pas rose tous les jours. Niveau argent par exemple, c'est la galère.

Et je crois que c'est LÀ qu'il y a deux façons d'avoir 25 ans. Y'a les jeunes adultes qui sont en CDI, qu'ont un plan de vie, du fric à la banque, une jolie petite voiture et un crédit sur un appart. Puis y'a les autres. Ceux qui boivent du Rosé Pamp à 3€, qui essaient de passer le code et qui cherchent un job d'été. Chacun sa façon de grandir.

Et moi, quand j'entends le mot Grandir, je fais :

AMOUR, AMIS 

Niveau love, ça fait plus de trois ans que je suis en couple avec ma meilleure pote, mon frangin adoptif et un type qui a des fesses d'enfer. Le truc sympa, c'est que les 3 sont réunis dans le même corps, celui de Monsieur J. De ce côté là, donc, tout roule. Espérons juste que Monsieur J ne va pas me quitter à 35 ans, quand je serai flétrie, has been, et incapable de comprendre comment fonctionne le marché de la drague.

En ce qui concerne l'amitié, par contre... ça roule pas autant.

Souvent, on a grandi avec des amis d'enfance qu'on aime. Manque de bol, ils ont déménagé. Pas grave : on s'est fait un groupe de potes à la fac. Pareil, ils sont maintenant dispersés aux quatre coins du monde. Les collègues de boulot, c'est bien, mais c'est pas la même. Et puis y'a les ex, ces amis avec qui on a fusionné comme si c'était du love, mais qui nous l'ont mise bien profond. Alors forcément, on est sur la réserve. On n'est pas les seuls. Et plus on vieillit, plus c'est dur de nouer des amitiés.

Sagesse et Joyeuseries (genre)

Pourquoi ?

Parce que les autres ont déjà un noyau dur autour d'eux, des bagages et des mauvais souvenirs (qui rendent méfiants). Et parce que se faire des potes, ce n'est plus aussi simple que picoler et croiser nos flaques de pipi. À nos âges, les gens sont en couple, bossent, ont des tas de responsabilités (voire des gosses, beurk), et ils ne sont plus disponibles comme ils auraient pu l'être, 5 ans en arrière. Triste. Mais bon, on rencontre toujours 2/3 perles en faisant des activités cools (genre théâtre). Cela dit, ça fout les boules de compter le nombre de personnes qu'on a perdu, en tout...

Et là on se dit, "Et si le problème venait de moi ?"

(Ouais, en vieillissant, on se remet en question)

Pour ma part, j'ai l'impression d'avoir passé l'âge des manigances et des courses à la popularité (si je l'ai eu un jour). Du coup, j'ai mes têtes, et je ne fais pas d'efforts avec les autres. Pas du tout. Et puis NON, je ne me laisse pas chier dans les bottes, au risque d'en offenser certains. Et puis OUI, quand quelque chose me déplait, je le dis. VOILÀ. Et avec tout ça... bah... j'ai de moins en moins de potes. Mais ceux qui restent sont rares et précieux. À croire que 25 ans, c'est aussi l'année du tri et de la grande purge ! Et c'est surtout le moment de la vie où tout un tas de phrases de merde, du style : "Mieux vaut être seul que mal accompagné" ou "On ne peut pas plaire à tout le monde" ou encore le très philosophique "Laisse parler les gens", ces phrases débiles écrites sur des panneaux que les internautes partagent sur facebook à longueur de journée, elles commencent à prendre sens. Pas parce qu'on les trouve cools, ni parce que Jean-Eudes nous les a dites à l'apéro. Non... pour de vrai ! Parce qu'on les a éprouvées. Sincérement. À l'intérieur. On a grandi, on est en paix avec soi et les gens autour, et maintenant, on est capable de prendre du recul. Voire de la hauteur !

Ça a ça de bien, quand même.

Sagesse et Joyeuseries (genre)

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Claire 23/02/2016 15:32

"Et oui : tu aimes toujours autant l'alcool, mais lui, il ne t'aime plus."
TROP !