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Comment écrire un livre ?

Publié le par Joanne

Nouvel article pour la partie #Écriture, et pas des moindres, puisque je vais vous parler ici du point LE plus important de la vie d'un bouquin : sa mise au monde. Crucial, n'est-ce pas ? Bon, pas de recette miracle ni de précieuses recommandations dans cet article, juste ma méthode. En espérant qu'elle pourra en aider certains. AU BOULOT !

Comment écrire un livre ?

Et au commencement était... l'idée.

C'est tout bête, mais pour écrire, mieux vaut être inspiré. Et pour ça, il n'y a qu'une chose à faire : vivre, ressentir, explorer. Chacun à sa façon, la mienne c'est plutôt ça. Bref, au fil de l'existence et des expériences, on se rend compte qu'on a des choses en nous, des envies, des concepts... en fait, on a des choses à dire. Ça démange, même. Alors, et maintenant ? Qu'est-ce qu'on en fait, de ces choses à dire ? Eh bien on les écrit, pardi ! Oui, mais comment ? Parce que rien qu'à l'idée de prendre la plume, c'est la panique. Il faut se lancer, mais on ne sait pas par où commencer, on a peur du syndrome de la page blanche, de la critique, de ne pas y arriver, bref, c'est Bagdad et c'est normal. Du calme : avant d'aller plus loin, il faut de toute façon passer par la case recherche. Cette phase un poil scolaire où l'on glane des infos sur ce dont on veut parler. Si notre roman se déroule dans le Périgord du IXe siècle avant JC, par exemple, c'est bien de le connaitre, ce Périgord du IXe siècle avant JC. Il faut donc se renseigner sur les endroits, les gens, les métiers. S'immerger parfois. Cette phase n'est pas toujours nécessaire : si on invente un univers à soi, on s'en tape du Périgord. (Encore faut-il se le créer minutieusement, cet univers). Bref, le point commun à ces deux phases de recherche/imagination, c'est les notes. Le tâtonnement. Et y'a une foule de choses à creuser/retenir/trier. Moi, à ce moment-là, j'ai besoin d'un symbole, d'un point de départ. Bien souvent, il s'agira de carnets tout propres qui sentent bons. Y'a pas mieux pour me donner envie d'entamer un projet !

Alors là, c'est le moment où je me la pète en vous montrant ma collection :

Comment écrire un livre ?

Ils sont chouettes, hein ?

À quoi vont-ils me servir maintenant ? Eh bien, à ordonner. Quand je commence un livre, j'ai besoin d'une trame concrète, sur papier, consultable à tout moment (en plus des notes). J'élabore donc une sorte de schéma, un plan détaillé, serti de quelques mots-clés, qui dessine le corps de mon bouquin. Le plus souvent, ça ne me prend pas plus d'une ou deux pages, et ça me permet d'y voir plus clair. Quand je perds le fil, je m'y réfère, et HOP, je sais ce que j'écris, et pourquoi. Généralement, c'est à peu près les seules choses que j'écris sur papier : le reste s'improvise au fur et à mesure sur le clavier - en suivant le plan initial (sauf cet article, initialement gribouillé dans un carnet, car Monsieur J squatte l'ordinateur couplale, SWAG). Cette étape est assez simple, et PRIMORDIALE. Y'a des auteurs qui écrivent au fil de la plume, et honnêtement, je ne sais pas comment ils font. À mon avis, avant de se lancer dans la rédaction, il faut avoir en tête le début, le milieu, et la fin (pour simplifier). Le mieux, c'est même d'aller dans les détails. Par exemple : Chapitre I - Barbie et Ken se rencontrent sur la plage, ils mangent une glace et c'est très bien. Chapitre II - Barbie a crevé un pneu de sa voiture, elle appelle Ken. Et cetera, et cetera, vous voyez ? Pour ma part, dès que j'ai le plan détaillé, je ressens un soulagement profond. C'est comme si le bouquin existait déjà. Il a un squelette, quoi. À moi de lui rajouter, plus tard, la chair et tout le tralalala... 

Bon, j'dis pas, on peut improviser et se permettre des détours en cours de route. Mais perso, quand j'entends des auteurs dire : "j'écris au fil de la plume et je ne sais plus si c'est moi qui décide, ou les personnages", j'ai tendance à les imaginer comme ça...

Ensuite vient l'étape trois : l'écriture, au sens propre.

La page Word toute blanche qui nous fixe, toussa, c'est maintenant, et ça fait flipper. En suivant le schéma, j'essaie donc de composer quelques paragraphes, quelques chapitres, puis le bouquin dans sa totalité. Le plus dur, c'est bien évidemment de commencer, c'est pourquoi il faut rédiger un début très sommaire, quitte à le retravailler des heures et des heures plus tard, quand on aura des bases satisfaisantes. Surtout, il faut garder en tête que pour le moment, ce qu'on écrit n'est qu'un premier jet, il sera relu, corrigé, transformé, peut-être même supprimé quand on aura avancé et que l'on sera plus à l'aise avec son histoire, ses personnages etc... Alors on s'enlève de la tête la phobie du premier mot, et on se jette à l'eau. De toute façon, très souvent, le premier chapitre d'un manuscrit sera mauvais : on s'en fout. On en écrira un nouveau, plus tard. Pour l'instant, le but est de lancer le processus. Cool. 

Et une fois qu'il est lancé, théoriquement, tout roule !

Les jours passent, le texte grandit, l'histoire change, de nouvelles idées se greffent, on trouve L'adjectif ou LE verbe qu'il nous fallait, et BOUM, on devient autiste. On griffonne on griffonne, si bien que toute vie sociale devient impossible (et tant mieux, c'est aussi cette évasion et ces moments qui n'appartiennent qu'à nous qui nous plaisent dans l'écriture, pas vrai ?). Il ne faut pas oublier, toutefois, de faire quelques pauses pendant ces semaines ou ces mois d'intense conception, et de sortir de sa bulle : lire, vivre, se promener. C'est à ces occasions que peuvent surgir de brillantes idées (à noter dans nos carnets) qui enrichiront l'oeuvre. Puis un jour, cette phase de création s'éteint avec le point final. Ouais, c'est triste, mais il en faut un. Et là, bonjour la déprime. Mais faut se ressaisir, que diable ! Car vient ensuite le calvaire des corrections, des hésitations, puis de l'édition (seulement si ça vous titille). Puis ho, si l'écriture vous manque, remettez-vous à écrire ! Parce que parfois, avec le recul suffisant, on réalise que son nouveau bébé est un caca, et dans ce cas, le seul salut est d'en pondre un nouveau. Puis un autre, et puis encore un. Peut-être même qu'à force, on pourra faire de l'écriture son métier et fréquenter d'autres auteurs complétement dingues. M'enfin, ça prend du temps pour en arriver là. Beaucoup, mais alors beaucoup de temps. D'où l'utilité de se réfugier dans l'écriture, de s'imposer discipline et ténacité, parce que c'est la seule phase dans la vie du livre qu'on peut  véritablement gérer comme on le désire. Par exemple, en bottines sur un lit d'hôtel : 

Petit narcissisme totalement décomplexé (j'ai le droit, j'étais au Salon de Genève)

Petit narcissisme totalement décomplexé (j'ai le droit, j'étais au Salon de Genève)

Ainsi s'achève cet article - dont le but était d'exhiber mes carnets. Si vous avez des questions sur l'écriture, vous pouvez me les poser dans la section COMMENTAIRE.

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boulou 04/04/2014 02:55

dur dur ! je me suis mit à écrire aussi et j'ai du mal à être régulier...
on m'a parlé d'un site 3pages.fr mais je n'y ai pas encore mit les pieds, qui oblige à écrire tous les jours... sinon à la machine à écrire mais je n'y arrive pas non plus :/

Joanne 04/04/2014 10:08

Hello !
Connais pas ce site.. Mais si ça peut en aider certains pourquoi pas.
Pour ma part, j'avoue ne pas être très attirée par ce genre de méthodes, l'inspiration vient quand elle veut, inutile de la forcer :)